La servante écarlate de Margaret Atwood

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Titre Original: The Handmaid’s Tale

Édition: Robert Laffont

Collection: Pavillons Poche

Thématique: Science-Fiction

Parution: 8 juin 2017

Prix: 11,50€

 

 

Résumé:

Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l’Ordre a été restauré. L’Etat, avec le soutien de sa milice d’Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d’un Evangile revisité. Dans cette société régie par l’oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L’une d’elle raconte son quotidien de douleur, d’angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d’une vie révolue, d’un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom. Une œuvre d’une grande force, qui se fait tour à tour pamphlet contre les fanatismes, apologie des droits de la femme et éloge du bonheur présent.

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Mon avis:

J’ai commencé ce roman avec comme idée de tombé sur un roman poignant, qui allait me révolter par l’histoire. Je m’attendais à une histoire forte, à un monde en désordre et à un personnage féministe ou au moins combattant. En bref, je n’ai rien eu de ce à quoi je m’attendais. Je sais que beaucoup ont aimé, et beaucoup ont été déçu. Les avis sont assez mitigés et malheureusement, je fais partie de ceux qui sont déçus.

L’histoire en elle-même est intéressante. On suit Defred, une jeune femme qui est une servante. Ces servantes sont habillées tout en rouge et ont pour fonction de procréer. Elles ne sont là que pour une chose, donner un bébé à la famille qu’elles servent. La question est donc, comment en est-on arrivé à ce stade ? Comment le monde a-t-il put autant chavirer ? Et bien, on apprend comment le monde, ou du moins le pays, est actuellement. On sait comment il fonctionne et à peu près toutse les règles qui l’entoure. Cependant, ce qu’on ne sait pas réellement, c’est comment a-t-il basculé du mauvais côté.

« Tous les soirs en allant me coucher, je me dis: Demain, je me réveillerai dans ma maison à moi, et tout sera comme avant. Cela n’est pas arrivé ce matin non plus. »

L’histoire aurait vraiment pu être intéressante avec davantage de détails, et des détails vraiment utiles. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’informations inutiles dans ce roman comme certains souvenirs. J’aurais aimé savoir comment le monde a fait pour ne pas remarquer que tout partait en cacahuètes, pourquoi ils se sont tant laissé faire et pourquoi tout cela. Pourquoi les femmes ce sont-elles encore retrouvés réduire à n’être que des moins que rien ? Oui, ma fibre féministe resurgit, mais je ne peux pas faire autrement. Les femmes sont soumises et réduites en esclavages en quelque sorte. Donc, le sujet est très intéressant mais l’écriture à réduit à néant toute l’ampleur de l’histoire.

Parlons de l’écriture donc. Ce qui m’a le plus dérangé est le fait qu’il y a un véritable mélange entre discours et récit mais que les dialogues ne sont que très rarement signalés. Alors dit comme ça, c’est bizarre, je vous l’accorde. En fait, on peut avoir une réplique en plein milieu d’une description de lieu ou de situation, sans qu’il y est de tirets ou de guillemets. Donc, c’est clairement compliqué d’identifier qui parle et quand. Et puis, on a des épisodes de souvenirs qui arrivent comme ça, d’un coup et on ne les voit clairement pas venir. À plusieurs reprises, je n’ai pas compris si on était dans le passé ou dans le futur. Donc, comment suivre si on ne sait même pas à quel moment on se trouve et avec qui ?

Enfin bref, je ne vais pas épiloguer pendant cent sept ans non plus parce que je ne sais même pas ajouter. L’histoire aurait pu être tellement plus intéressante si l’écriture était différente. Du coup, je n’ai pas assez bien compris l’histoire et c’est vraiment dommage. Mais, pour ne pas passer complètement à côté de tout, je pense que je regarderais la série pour tenter de comprendre un peu mieux l’histoire. En conclusion, La servante écarlate est une déception pour moi.

Ah et j’ai oublié de parler de la fin. C’est quoi cette fin d’ailleurs ?! On ne sait absolument pas ce que le monde advient, de ce que les filles deviennent ni quoi que soit. Donc certes, c’est une fin ouverte qui laisse notre imagination libre de tout mais j’aurai préféré avoir de véritable réponses.

« Alors, dites-moi: Vous êtes quelqu’un d’intelligent, j’aimerai savoir ce que vous pensez; qu’avons-nous oublié ?

J’ai répondu : L’amour.

L’amour ? Quelle sorte d’amour ?

Tomber amoureux. »

 

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