GRASSET - Le consentement - Vanessa Springora - La page en folie

Le consentement de Vanessa Springora

GRASSET - Le consentement - Couverture - Vanessa Springora - La page en folie

Auteure : Vanessa Springora

Édition : Grasset

Thématique : Contemporain, Témoignage

Parution : 2 janvier 2020

Prix : 18 €

Résumé : 

Au milieu des années 80, élevée par une mère divorcée, V. comble par la lecture le vide laissé par un père aux abonnés absents. À treize ans, dans un dîner, elle rencontre G., un écrivain dont elle ignore la réputation sulfureuse. Dès le premier regard, elle est happée par le charisme de cet homme de cinquante ans aux faux airs de bonze, par ses œillades énamourées et l’attention qu’il lui porte. Plus tard, elle reçoit une lettre où il lui déclare son besoin « impérieux » de la revoir. Omniprésent, passionné, G. parvient à la rassurer : il l’aime et ne lui fera aucun mal. Alors qu’elle vient d’avoir quatorze ans, V. s’offre à lui corps et âme. Les menaces de la brigade des mineurs renforcent cette idylle dangereusement romanesque. Mais la désillusion est terrible quand V. comprend que G. collectionne depuis toujours les amours avec des adolescentes, et pratique le tourisme sexuel dans des pays où les mineurs sont vulnérables. Derrière les apparences flatteuses de l’homme de lettres, se cache un prédateur, couvert par une partie du milieu littéraire. V. tente de s’arracher à l’emprise qu’il exerce sur elle, tandis qu’il s’apprête à raconter leur histoire dans un roman. Après leur rupture, le calvaire continue, car l’écrivain ne cesse de réactiver la souffrance de V. à coup de publications et de harcèlement.

GRASSET - Le consentement - Vanessa Springora - La page en folie

Mon avis :

Ce roman de Vanessa Springora fait beaucoup parlé de lui depuis sa sortie – et même avant d’ailleurs. Dans ce premier roman, elle livre une partie de sa vie où elle a été  la victime d’un auteur pédophile.

V. a 13 ans quand elle rencontre Gabriel Matzneff. Rapidement, elle tombe sous son charme, malgré leur grande différente d’âge (il a 50 ans). Dans les yeux de G., elle renaît, se trouve séduisante et attirante. Elle plaît à quelqu’un. Ses parents, divorcés, n’apprécient tout d’abord pas cette relation mais le père de V. sort bien rapidement de sa vie et sa mère accepte sans trop se poser. Au fil des mois, les proches de V. et de sa mère finissent par accepter ce rapport entre V., une enfant, et G. un homme d’âge mûr. Cependant, si V. se plaît tout d’abord dans cette relation, elle se rend compte que G. cache bien des choses et qu’il n’est pas l’homme qu’elle pense.

G. est un auteur connu qui a d’ailleurs eu le prix Renaudot essai en 2013. Mais il interdit à V. de lire certains de ses romans. Cependant, elle finit par le faire et se rend compte de l’homme qu’il est. G. aime les très jeunes filles et garçons et ils ne jurent que par ce type de relation. Il séduit des enfants et ados et profite d’eux, ou bien part dans des pays où les jeunes enfants sont prostitués. G. est un prédateur, un pédophile (et éphébophile). Pourtant, malgré ses déviances connues de tous (il écrit dans ses romans son attirance et ses relations avec les enfants), rien n’est fait contre lui. Même la police qui est a des suspicions, ne fait rien. Le jour où V. décide de quitter G., elle n’a le soutien de personne, même pas de sa mère qui pense qu’elle commet une erreur en se séparant de lui.

J’ai repris les grandes lignes de ce roman-témoignage mais il me semblait important d’aborder certains points. Le sujet est très important et très sensible. Certes, la société des années 70-90 était peut-être plus libre mais de là à ce qu’une relation aussi toxique soit acceptée et, à la limite, valoriser et considérer comme quelque chose de flatteur. C’est hallucinant.

L’histoire est importante et Vanessa Springora a très bien retranscrit son témoignage. À aucun moment elle ne se place comme victime ou cherche la compassion. Elle ne fait que relater les faits et son roman est très bien écrit. Les 150 pages se lisent d’une traite avec une facilité déconcertante au vues du sujet. En tout cas, je vous recommande vivement de découvrir Le consentement, c’est essentiel.

Une réflexion sur “Le consentement de Vanessa Springora

  1. Ce livre a été une de mes premières lectures de 2020 et je suis totalement d’accord avec toi. L’auteure, loin de nous embarquer dans du pathos (alors qu’elle avait de quoi faire…) relate simplement et avec justesse les faits. Et c’est encore plus glaçant ! Une lecture nécessaire en ces temps si particuliers.

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s